Découvrir Youssef Joui

 

Tout le monde me dit que sur le ring je ne suis pas le même. Et encore, il faudrait que je sois plus méchant. Dans la vie de tous les jours, je suis une crème ! La boxe c’est un art noble.

 

Loin de piaffé d’impatience,Youssef a désormais mûri. Celui qui n’a « jamais été un bagarreur » et qui « n’aimait pas la bagarre » veut encore progresser. Alors il se sert de sa tête pour mieux faire marcher ses poings. Younes l’a remarqué : « Il est attentif, il écoute. Comme toutes les personnes intelligentes, il a une réflexion. Il n’écoute pas bêtement. Dès qu’il y a un truc qui le percute, il pose la question « oui mais pourquoi ? » C’est un mec qui écoute. Il sait ce qui est bon pour lui et ce qui n’est pas bon. Il a un gros potentiel, il le sait. Il y a des sacrifices à faire. Et aujourd’hui il est prêt à les faire et il n’aura pas de regrets soit il n’est pas prêt et il n’aura que des regrets. »

 

Et ce n’est pas faute de côtoyer les meilleurs. En 2018, il rencontre aux États-Unis la référence de son sport. Manny Pacquiao, « C’était magique. Maintenant ça ne m’impressionne plus trop. J’étais impressionné au début. Mais maintenant c’est passé. J’ai même eu des propositions avec un manager canadien pour une carrière américaine » – Aujourd’hui Youssef veut posé ses valises outre-atlantique dans le pays ou la boxe est un sport populaire à Cuba. C’est là que je vais devoir découvre les grandeurs des boxeurs olympique, les folies du sport, : « Eux, ils sont sur une autre planète. La boxe est un sport national déjà là-bas. C’est le sport le plus regardé. » Seul, loin de sa famille. « Je suis prêt à donner de mon temps, de mon énergie ainsi que de ma passion pour marquer mon histoire et rendre fier ma Maman qui m’aide à devenir qui je suis aujourd’hui, ce qui est pas évident de de voir son fils prendre des coups. »

 

Vivre le rêve Cubain lors d’un stage d’entrainements à la Havane.

 

De plus en plus de boxeur européens, inspirés par les illustres tel que Tony Yoka ou Souleymane Cissokho médaillé olympique Français à Rio en 2016, partent effectuer un stage d’entraînement à la Havane. C’est un excellent moyen de comprendre la suprématie Cubaine au noble art et ainsi découvrir la culture et de profiter des bienfaits d’un stage professionnel intensif bi quotidien qui me permettrai de gérer de manière très précise la charge de travail effectuée chaque semaine .

Une chose marquante, à Cuba : les Cubains ne s,’entrainent presque jamais seuls, ce n’est pas dans leur culture. « Là-bas, tout se fait en groupe, confirme Youssef JOUI, pour qui l’intérêt principal de s’entraîner en groupe, c’est l’émulation, vous êtes tirés vers le haut. Quand je m’entraîne en France dans ma région, il m’arrive de m’entrainer avec les mêmes personnes voir des entrainements solo. Et puis, quand vous vous entraînez en groupe, vous vous posez moins de questions. Même si vous n’avez pas envie d’aller vous entraîner, ça stimule, vous suivez le groupe. » Tous les jours, ça devient un peu une compétition de chaque instant. Pour moi « tu ne peux pas devenir un athlète international si tu t’entraînes tout seul, tu as besoin de la compagnie d’autres boxeurs beaucoup plus fort que toi, qui puissent te pousser quand tu es fatigué. »

 

Cuba est un pays en voie de développement, avec des zones plus pauvres que d’autres, on façonne son corps pour devenir un homme.

 

Une page se tourne, un nouveau chapitre...